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Les plantes toxiques pour le cheval

Les plantes toxiques pour le cheval

LES PLANTES TOXIQUES POUR LE CHEVAL

Depuis des siècles, le cheval est considéré comme un animal noble et intelligent par l’être humain. Une réputation amplement méritée. Ainsi, généralement, les chevaux savent distinguer les plantes toxiques et sont suffisamment malins pour ne pas faire l’erreur de les manger.

Mais qu’en est-il lorsque ces plantes sont données à manger par l’homme lui-même ? En étant intégré au fourrage de l’écurie, par exemple. Une fois coupées et séchées, ces plantes deviennent plus difficiles à repérer par l’animal. L’empoisonnement devient alors un risque réel ! C’est pourquoi nous vous aidons à ménager votre monture en dressant la liste des plantes toxiques pour votre bel équidé.

Avant toute chose, il existe différents niveaux de toxicité de plantes. Ce n’est pas parce que votre cheval ingurgite une plante nocive qu’il risque forcément la mort. Certaines variétés, les moins dangereuses, causeront des troubles digestifs temporaires sans réelle gravité. En revanche, d’autres, beaucoup plus agressives, pourraient bien entraîner le décès de votre animal après une suite de symptômes parfois impressionnants ! L’ingurgitation de plantes toxiques par les chevaux est d’autant plus délicate que ces animaux sont incapables de vomir. Impossible alors de proscrire un traitement vomitif, une fois la plante avalée.

La liste qui suit vise à vous donner un aperçu le plus large possible sur les plantes nocives pour votre cheval. En parallèle, sachez qu’il existe une application pour les identifier en toute facilité. Disponible sur Android et sur Apple Store.
Vous y trouverez non seulement le nom de l’espèce mais également des photos, une description précise et les symptômes qu’elle peut causer. Et parce que la question « Que faire si mon cheval a mangé une plante toxique ? » mérite d’être posée, des conseils sont également fournis. En France, il existe aussi une liste des plantes toxiques mise au point par le Réseau d’Epidémio-Surveillance en Pathologie Equine (RESPE).

Les plantes à faible toxicité chevaux

Parmi les plantes faiblement toxiques pour les chevaux, il y a d’abord celles qui peuvent provoquer des coliques ou des diarrhées passagères lorsqu’elles sont ingurgitées en trop grandes quantités. C’est notamment le cas de la nielle des blés et les fâines de hêtre. D’autres variétés, telle l’écorce de robinier, peuvent entraîner des effets secondaires sur le système cardiaque et nerveux. Dans cette catégorie, citons également le cytise, un arbuste susceptible de causer des troubles de la motricité chez votre cheval. La gesse et le trèfle des foins font quant à elles partie des plantes qui peuvent favoriser l’apparition de maladies contraignantes et invalidantes chez le cheval. La première peut ainsi être à l’origine du lathyrisme. Se manifestant sous la forme d’une intoxication alimentaire, cette maladie est responsable d’une dégénérescence nerveuse de l’animal. Parmi les symptômes visibles, il y a une faiblesse des membres inférieurs et une titubation marquée. Sous son apparence inoffensive, le trèfle des foins pourra lui engendrer une trifoliose, couramment désignée sous le nom de maladie du gros foie. Colique cheval et fourbure sont ses manifestations les plus communes. Enfin, même si elle s’accompagne d’effets moins graves pour l’animal, la tanaisie commune est également à éviter. Il s’agit d’une herbacée qui rend les chevaux plus agressifs.
 

Les plantes à toxicité chevaux élevée

 

Contrairement aux espèces citées plus haut, l’absinthe est une plante toxique à prendre très au sérieux. Les conséquences peuvent être dramatiques pour une jument pleine. 500 grammes de cette plante suffisent à causer un avortement du poulain. D’autres variétés de plantes agissent déjà durablement avec une prise inférieure à 500 grammes. C’est le cas de l’aconit, une plante mortelle dès 300 grammes.

Dans un premier temps, le cheval subira des diarrhées et ne pourra plus uriner (ce qu’on appelle l’anurie). Puis, son larynx se paralysera et la syncope surviendra. 300 grammes, c’est également le seuil critique du semen-contra, responsable de convulsions. Dans la même famille des Artemisia, l‘armoise devient nocive à partir d’une ingestion de 700 grammes. Pire encore, 60 grammes d’ellébores entraîneront un décès après l’apparition de crampes et de paralysies inévitables. L’euphorbe est même mortelle dès 50 grammes mais il reste rare que les chevaux en consomment.
Dans le cas des variétés de digitales, une distinction notable est à faire entre les feuilles fraiches et celles séchées. Si la mort a peu de chance de survenir avant une ingestion de 200 grammes de feuilles fraiches25 grammes de séchées suffisent à provoquer le décès. Des diarrhées sanglantes et des vertiges surviennent alors dans un premier temps. Dans les situations les plus extrêmes, un arrêt cardiaque fatal peut se manifester. La belladone est encore plus active dans sa toxicité. A partir de 10 grammes ingurgités, le cheval endurera une paralysie progressive de ses muscles puis les troubles s’étenderont à d’autres régions de l’organisme : motricité, humeur, système cardiaque et respiratoire, vue… 120 grammes à peine suffisent à causer la mort. La jusquiame est à proscrire pour les mêmes raisons. Autre plante toxique cheval, la morelle noire contient des alcaloïdes dans ses graines. Elle cause une irritation des muqueuses et des diarrhées abondantes.
 

 

 


Comme les hommes, les chevaux peuvent précipiter leur mort à cause d’addictions néfastes. Citons le tabac pour exemple. Saviez-vous que certains chevaux sont très attirés par le tabac à fumer ? Malheureusement, une ingestion de 300 grammes suffit à causer le décès de l’animal. Le tabac des Vosges, également appelé Souci des Alpes, c’est-à-dire l’arnica, n’échappe malheureusement pas à cette liste. Cette plante mortelle dès 500 grammes est responsable de spasmes, de crises de nerfs et d’hémorragies violentes souvent fatales.

A l’inverse, il existe des espèces dangereuses pour l’homme ou certains animaux domestiques (en particulier, le chien et le chat) mais moins sensibles pour le cheval comme la cigüe. Si le décès ne se manifestera qu’en cas de grosse quantité ingurgitée et après une paralysie respiratoire, 100 grammes suffisent déjà à l’animal pour ressentir des convulsions et des spasmes. On retrouve les mêmes symptômes après l’ingurgitation de buis, généralement après 700 grammes.
Soyez également vigilant avec le coquelicot. Veillez à ce que cette fleur, aussi belle soit-elle, ne compose pas plus d’un dixième du fourrage. On y trouve une substance apparentée à l’opium dont les propriétés excitantes perturbent le système digestif de l’animal. Des accès de nervosité, des troubles de la respiration et des crampes peuvent survenir en sus des coliques et des diarrhées.
Proche de l’arsenic, le colchique s’accompagne lui aussi d’effets désastreux si le cheval en mange ne serait-ce que 75 grammes au sein d’un fourrage de 5 kg. Une jument pleine pourra avorter. Un poulain intoxiqué ne survit généralement pas plus de deux jours. Pour un cheval adulte et bien portant, les symptômes persisteront quelques jours (paralysie respiratoire) avant la mort. A partir de 400 grammes ingérés, le laurier-cerise cause des troubles du système cardiaque et nerveux.
Le laurier-rose, lui, malgré des qualités décoratives évidentes, fait chuter la température du cheval. Ses pupilles se dilateront tandis que des diarrhées et d’autres perturbations du système gastro-intestinal seront manifestes. Finalement, une paralysie du coeur causera la mort. Comme le laurier-rose, l’adonis vernalis pourra empoisonner mortellement votre cheval. L’animal en ingurgite généralement involontairement par contamination de son foin. Plante issue de la région méditerranéenne, la férule est elle aussi particulièrement nocive pour les chevaux.
 

 

 


De manière générale, choisissez toujours avec soin et non au hasard les plantes qui composeront le fourrage. L’ivraie enivrante est toxique même en faible quantité. Sur un fourrage de 5 kg, évitez un poids de plus de 200 grammes pour cette plante. Idem pour la prêle des marais. Les fougères mâles sont des plantes à manipuler avec une subtilité encore plus grande. Les feuilles et les bourgeons sont généralement sans conséquence pour l’animal. Mais il n’en va pas de même des rhizomes. L’intoxication survient dès 50 grammes. Avec une ingestion de 80 grammes, le cheval mourra.
A l’inverse, la vesce ne présente aucun danger si elle est consommée sous forme de fourrage. Sa toxicité est cependant recconue lorsqu’elle est verte. Parmi les symptômes que vous ne tarderez pas à remarquer, citons la transpiration, la perte de poids du cheval, le jaunissement des conjonctives, un rythme cardiaque accéléré et une chute de la température mais aussi du poil de la bête.
Pourtant, l’intoxication mortelle du cheval n’est pas toujours liée à une erreur humaine. Prenons le cas du datura Stramoine. Cette herbacée nocive est souvent ingurgitée lors d’une randonnée. Les symptômes peuvent mettre plusieurs jours à apparaître : coliques, muqueuses asséchées, tachycardie… Egalement présente en montagne sur les sentiers de ballades, le vérâtre commun (ou hellébore blanc) entraîne des perturbations du rythme cardiaque dès 12 grammes ingérés. La mort est quasi-certaine au-delà de 150 grammes.
Le genévrier sabine entraîne diarrhées, tremblements, douleurs au ventre, fébrilité et paralysie. Les poulinières pourront faire l’objet d’un avortement. Les effets de cette espèce, dangereuse dès 40 grammes, sont à rapprocher de la rue officinale et du thuya.
 

 

 


Qui dit intoxication du cheval, ne signifie pas forcément qu’une plante ou une herbe est responsable. Il peut aussi s’agir de fruits et de feuilles d’un arbre, comme ceux et celles de l’érable sycomore. L’if est une autre espèce à bannir. Ses baies causent une morte foudroyantes, même si l’ingestion n’a eu lieu qu’à toute petite dose. Les champignons sont eux aussi à surveiller de près, comme l’ergot du seigle qui, dès 150 grammes, entraîne une ivresse chez l’animal. Les membres ne tardent pas à se paralyser tandis que le cheval éprouve des difficultés grandissantes à respirer. En-dessous de cette quantité, les symptômes ne dépassent généralement pas les convulsions, diarrhées et tremblements.

Finissons cette liste de plantes toxiques avec la famille des renonculacées (aconit, anémone pulsatille, adonis, ficaires, renoncules…), le rhododendron (qui entraîne une salivation excessive et une inflammation des parois intestinales) et le séneçon jacobée. Cette dernière espèce, dite herbe de Saint-Jacques, entraîne rarement une intoxication aigüe. L’intoxication chronique est cependant beaucoup plus fréquente. Si le cheval en consomme régulièrement, des dommages au foie apparaîtront.
 

 

 

Que faire si mon cheval a mangé une plante toxique ?

 

 

Malgré tout ces bons conseils, une erreur peut toujours arriver. Vous pouvez malencontreusement donner une plante toxique à votre cheval ou celui-ci peut en avaler une sauvage par inadvertance. Que faire dans ce cas ? Les symptômes peuvent vous faire perdre la tête mais surtout pas de panique ! Prenez un échantillon de la plante nocive et donnez-la pour examination à un vétérinaire. Contôlez le pouls, la respiration et la température de l’animal et suivez les conseils d’un expert.

Bien entendu, le mieux est de ne pas en arriver là. Gardez donc soigneusement en tête ou près de vous la liste des plantes nocives pour votre cheval et sachez agir en conséquence. Alors, avant d’installer vos chevaux ou de les sortir, prenez le soin de vérifier l’état de la pâture et les plantes qui s’y trouvent. Mieux vaut prévenir que guérir, cela vaut aussi pour les chevaux !

extrait du site Le Paturon www.lepaturon.com/blog-cheval/plantes-toxiques-cheval/

 

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